Service Interrogation

 

             Pour finir le service Interrogation qui est spécialisé dans l’interrogation des détenus, mais il se charge également de leurs dossiers.

 

 

             La moitié de l’art de l’interrogatoire est constitué par la mise en condition du prisonnier avant interrogatoire, Il arrive même qu’il craque durant cette mise en condition. Le reste dépend juste du talent de l’officier interrogateur qui doit avant tout être un excellent psychologue et dénué de tout scrupule.

 

              La mise en condition est en fait l’ensemble des procédés qui permettent d’affaiblir le sujet et de le pousser au bord du point de rupture. Pour cela, il faut le stresser mais pas de manière anarchique, ce doit être un travail méthodique, calculé. Lorsqu’il commence à changer d’état d ‘esprit, on lui enlève  ses références, son système de valeur, tout ce à quoi il peut se raccrocher. C’est l’étape la plus délicate. C’est sur elle que repose toute tentative de retournement de l’agent ennemi.

 

               Le stress s’obtient très simplement mais pas forcement facilement,  il suffit de perturber les rythmes de vie du sujet, de perturber ses horaires de repas et cycles de sommeil (lumière arrivant et s’éteignant de manière contrôlée mais d’une durée toujours variable, de préférence peu après le début de son sommeil ou de son réveil), d’avoir une deuxième personne pour jouer au jeu bon geôlier/mauvais geôlier.

 

               L’abrogation du système de valeurs est, comme nous le disions beaucoup plus délicate. Il s’agit simplement de convaincre le sujet que ce en quoi il croyait est faux ou bien l’a totalement trahi. En caricaturant, on peut dire qu’il faut le convaincre que nous ne sommes pas si méchants, que l’alliance, ce nid d’individualistes l’a trahi. C’est là que l’officier doit faire preuve de tout son talent de manipulateur psychologique. Cette phase, appelée parfois (à tort) torture psychologique est la plus longue mais celle qui amènera le sujet à craquer beaucoup plus profondément.

 

               Quand on n’a pas le choix que ce soit faute de temps ou par échec lors des phases précédentes il faut alors recourir à la persuasion physique. Par ces doux termes, on entend en fait passage à tabac et intervention de droids IT-O et IT-I, quoique la vue de ces engins suffise généralement à faire craquer les plus coriaces, voire l’utilisation de drogues.

 

               Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, ces trois phases (préparation, psychologique et physique) sont très étroitement liées et imbriquées. C’est leur dosage en fonction du sujet à traiter qui fera la réussite de l’interrogatoire. L’utilisation de drogues est toutefois à utiliser en dernier recours.

 

 

               C’est pourquoi les hommes du service interrogatoire sont avant tout choisis pour leurs talents de psychologues

 

 

 

 

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